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Nos formations sont basées
sur les deux grands courants actuels : l’école Scientifique et l’école Psychophysiologique. L’une ne va pas sans l’autre et, en tout cas, l’aromathérapie psychophysiologique ne peut en aucun cas se concevoir sans base scientifique sérieuse et approfondie, au risque de faire des erreurs préjudiciables à la santé. Lors de nos cours, chaque huile essentielle, essence ou absolue est étudiée sur base de l’aspect scientifique avant d’analyser les aspects psychophysiologiques, que ce soit un stage destiné au professionnel ou au public familial. Voici le détail des deux aspects. |
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ScientifiqueIntroductionEn début du XXème siècle, René-Maurice Gattefossé, père de l’Aromathérapie moderne et du néologisme « Aromathérapie », sensibilisait déjà médecins et chercheurs sur la nécessité d’étudier scientifiquement chaque espèce et chaque lot de plantes. Début des années ’60, le Professeur Jean Passet, de Montpellier, fît une étude sur la biochimie des Thymus vulgaris (Thyms vulgaires) et plus précisément sur leurs terpènes (famille biochimique) en utilisant dès ce moment le terme « chémotaxonomie », terme ancêtre de chémotype. Il recommandait d’étendre ces contrôles de qualité à toutes les plantes et biochimies végétales à utiliser en thérapeutique et pharmaceutique. Parlons aussi des grands noms tels que Paul Belaiche, Paul Duraffourd, Lapraz, Jacques Pellecuer, Jean Valnet, le Docteur Pénoël, Pierre Franchomme, Philippe Mailhebiau, Michel Sommerard (installé maintenant à Madagascar), etc. ; tous ces chercheurs ont pris part au développement de l’Aromathérapie moderne. BotaniqueQuelques rappels simples mais nécessaires afin de connaître les classements botaniques auxquels appartiennent les plantes aromatiques et apprendre à faire la distinction des diverses espèces au sein d’un même genre et d’une même famille. (ex. : les Lavandula : Lavandes et Lavandins) Biochimie aromatiqueComprendre les principes fondamentaux de la biochimie
aromatique, découvrir l’aromatogramme et la chromatographie en phase gazeuse
(CPG), etc., afin d’interpréter les activités des molécules biochimiques et
comprendre pourquoi les huiles essentielles sont tellement différentes selon certains
critères tels que : w l’organe
producteur utilisé : w la
situation géographique : w le
procédé d’extraction : w la
période de la cueillette : w etc. Tous ces éléments génèrent des spécificités biochimiques (chémotype ou chimiotype) parfois très différentes et donc des principes actifs majeurs distincts. PropriétésChaque molécule biochimique possède des propriétés très différentes, parfois aussi une certaine toxicité voire une dangerosité telle que l’huile essentielle en est interdite à la vente publique (IVP), elle sera alors réservée au pharmacien. Une huile essentielle est une synergie de molécules biochimiques. Par cette synergie, leurs activités sont potentialisées ou, dans certains cas, modérées. Les diverses évolutions scientifiques ont permis aux chercheurs, aromatologues, laboratoires cliniques et autres acteurs de préciser tous ces éléments. Il serait irresponsable de faire fi de ces paramètres. Les critères de qualitéNous venons de voir qu’énormément de facteurs influencent la formation des composants aromatiques d’une huile essentielle. Un deuxième label a été créé par Philippe Mailhebiau
dans les années ’80 : « HEBBD » signifiant Huile
Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie. Nous détaillons les protocoles et critères de qualité qu’ils soient liés au producteur, au distillateur ou au laboratoire. Nous précisons également les vigilances nécessaires à avoir lors de l’acquisition d’une huile essentielle. Utilisation des Huiles EssentiellesPoint important s’il en est car « naturel »
n’est pas synonyme « d’inoffensif » et bien que certaines HE soient
dénuées de toxicité, d’autres réclament la plus grande vigilance. Il est également nécessaire de savoir choisir la voie
d’absorption idéale, la forme d’utilisation ou de connaître les excipients à
employer. |
PsychophysiologiqueIntroductionLe deuxième courant de l’Aromathérapie est orienté vers le
« bien-être » ; comprenons ce terme comme faisant appel
principalement à l’aspect psychique de l’être, quoique … C’est notamment Marguerite Maury, biochimiste et esthéticienne française, qui, dans la première partie du 20ème siècle a aidé à l’essor de ce concept occidental de l’utilisation des arômes. Fortement développée depuis, cette discipline offre
aujourd’hui plusieurs facettes, toutes orientées vers le bien-être de l’être
humain. Aujourd’hui, hormis quelques scientistes et détracteurs
invétérés, plus personne ne rejette le fait que le « manque de
santé » est un symptôme de carence à combler et a très souvent une
cause psychogène. Il est donc bon de redécouvrir les principes holistiques(*) fondamentaux pour ainsi respecter l’Être Humain dans sa globalité, c’est à dire « Corps – Âme – Esprit ». Dimension olfactiveVous découvrirez et commenterez ces merveilleuses
fragrances offertes par la Nature et qui sont des atouts considérables pour
le bien-être de chacun, à tout moment de la vie. Les fragrances agissent sur le bulbe olfactif du cerveau limbique ou rhinencéphale appelé également « cerveau de l’olfaction », Dans ce cas-ci, c’est ce cerveau qui est le chef d’orchestre. Après avoir reçu les informations de l’odorat par le nerf olfactif, il les renvoie à tout le corps via le système nerveux. Les premiers à en bénéficier sont les systèmes endocrinien et immunitaire. Par l’olfactif, il y aura donc une interaction psycho-neuro-immunitaire dans tout l’organisme. L’aspect olfactif accentuera encore la compréhension des aspects scientifiques tout en créant la vigilance quant aux bonnes et mauvaises qualités des HE qui vous sont proposées dans le commerce. Dimension énergétiqueNommée aussi « Aromathérapie vibratoire » Comme j’ai l’habitude de le dire, rien n’est ici magique. Cela ne provient pas du quelconque chapeau d’un illusionniste ou d’un gourou en mal de proies faciles ! Il ne s’agit pas non plus d’une pratique imaginaire et inexplicable basée sur l’hypothétique aptitude prodigieuse d’un pseudo-surhumain. Arrêtons de prendre les gens pour des idiots et n’appliquons pas les pratiques que nous critiquons chez les autres et qui, en finale, ne servent qu’à asservir. Remettons les choses à leur place et, sans vouloir paraître trop rationaliste — je ne le suis certainement pas —, laissons à César ce qui est à César et au découvreur de l’atome ce qui lui revient. Tout est basé sur cette théorie car, depuis cette découverte, le monde entier sait que les polarités positives et négatives existent en toute chose, ce compris les végétaux et donc les plantes aromatiques. L’énergie subtile des plantes ou « Âme des Plantes », comme disaient les premières peuplades, fait partie intégrante de l’huile essentielle. En plus de leur action biochimique et de par leur polarité, les Huiles Essentielles modifient le champ électromagnétique de l’individu et leurs vibrations agissent sur le système nerveux sympathique. Nous allons donc travailler sur le plan énergétique, c’est à dire sur les énergies qu’utilise l’organisme pour une fonction déterminée. Les vibrations des plantes et des Huiles Essentielles sont
perçues intuitivement par notre Moi intérieur et agissent sur nos corps
subtils et centres énergétiques. C’est ce qu’avaient ressentis et compris les
premières peuplades mais aussi les médecines ancestrales telle que
l’Ayurveda. La « Caractérologie des Essences »Cette approche a été créée par Philippe Mailhebiau. C’est une des méthodes offrant une meilleure compréhension de la personnalité de l’être humain, indissociable de l’étiologie de son « mal-être » physique ou psychique. Bien des traditions, philosophies ou pratiques médicales ont observés une correspondance entre les végétaux et la structure morpho-psychique de l’être humain. La Caractérologie se base sur ces lois d’affinités interactives existant entre le végétal et l’humain. Ce n’est pas le caractère de la plante aromatique qui sera énoncé mais la typologie morphologique et/ou caractérielle qui lui correspond ou une addition de composantes de différentes typologies sans, bien sûr, tomber dans un aspect réducteur et « cataloguer » définitivement un individu. Toutes ces disciplines qualifiées de psychophysiologiques doivent être mises en interactions pour favoriser la compréhension de la personnalité de l’individu et de son terrain et aider ainsi à faire évoluer nos états de conscience. Michel Englebin |
ConclusionL’aromathérapie scientifique :Aujourd’hui, l’Aromathérapie scientifique est
devenue incontournable et est la base fondamentale pour tout praticien
utilisant cette méthode naturelle de santé. Elle aidera les adeptes d’une vie saine et des
médications naturelles à utiliser les Huiles Essentielles en toute
sécurité en évitant les effets secondaires indésirables et, elle efface,
preuves à l’appui, le scepticisme quant à l’efficacité des HE. L’aromathérapie psychophysiologique :C’est la seule méthode offrant une vue holistique
de l’être humain. Le thérapeute agit sur les trois plans de l’individu :
physique, psychique et mental ou, en d’autres termes : corps,
âme et esprit. Chacun de nous peut ainsi apprendre à se mieux
connaître en ressentant les liens subtils existant entre les différents plans
de notre Être. Nous pourrons ainsi nous « prendre en charge » et
avoir une meilleure évolution personnelle. Nous avons ici une perspective totalement
différente d’une action symptomatique, la maladie est ici considérée comme un
« manque de santé ». Pour remplir le capital santé de
l’individu, le thérapeute fera une étude globale de celui-ci et mettra en
relation son comportement avec la puissance « bio-énergétique »
des huiles essentielles. Chaque personne utilisant cette méthode devra agir
en réfléchissant également aux paramètres botaniques de la plante (évolution végétale,
tropisme, …), aux paramètres biochimiques des huiles essentielles (propriétés, toxicité,
etc.) et au tropisme de celles-ci. — L’idéal est évidemment de faire la liaison entre toutes ces approches complémentaires, c’est ce que nous nous efforçons de réaliser lors de chaque séminaire. (*) « Holistique » : (du grec « holos » =
« tout, entier »). Le terme holistique désigne un concept global de santé, l'être étant étudié sous ses aspects physique, biologique, génétique, énergétique, émotionnel et spirituel mais également avec ses rapports (réels, imaginaires ou symboliques) avec l'environnement et le cosmos. |
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Remarque importante Il est bon de rappeler que l’utilisation des huiles essentielles ne doit pas se substituer à une autorité médicale. L’automédication peut, dans certains cas, avoir des effets inattendus malheureux. Nous avons mis à votre disposition une page très utile nommée « précautions d’emploi » et qui vous donne les premières règles en la matière. |
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C.F.A. - Aromamondo 2006 — Centre de Formation en Aromathérapie, Falaën, Onhaye — Responsable
du site : Michel Englebin
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